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Accident de car dans l'Ain : deux morts dont une enfant de 7 ans
information fournie par AFP 06/11/2026 à 15:59

Secouristes et gendarmes travaillent sur le lieu de l'accident de car mortel à Lent, près de Bourg-en-Bresse, le 6 novembre 2026 ( AFP / Jeff PACHOUD )

Secouristes et gendarmes travaillent sur le lieu de l'accident de car mortel à Lent, près de Bourg-en-Bresse, le 6 novembre 2026 ( AFP / Jeff PACHOUD )

Un car régional est sorti de route vendredi matin au sud de Bourg-en-Bresse (Ain), tuant une fillette de 7 ans et un jeune homme de 18 ans, un accident pour l'heure inexpliqué qui suscite "un grand traumatisme" selon le ministre des Transports.

Le chauffeur hospitalisé n'a pas encore pu être entendu, a précisé le parquet qui a ouvert une enquête pour homicide routier, confiée aux gendarmes.

L'accident est survenu vers 7H30 sur la route départementale D22 au niveau de la petite commune de Lent. Le car affrété par la région Auvergne-Rhône-Alpes transportait une cinquantaine de passagers et était parti de Lyon deux heures plus tôt en direction de Bourg-en-Bresse.

"Le chauffeur a fait un coup de volant très fort. On était sur la voie de droite. On a dérivé sur la voie de gauche. Puis, on a foncé dans un fossé", a témoigné auprès de la presse dont l'AFPTV une lycéenne qui emprunte cette ligne tous les matins.

"On a essayé de sauver la plupart des gens qui (...) n'arrivaient pas à sortir. On a essayé de prendre les gens qui avaient le visage rempli de sang, les mettre sur le bas-côté pour ne pas qu'ils se fassent écraser", a ajouté la jeune fille, elle-même blessée à la tête.

Le bilan provisoire est de deux morts, trois personnes en urgence absolue avec des médecins "qui font tout pour les sauver" et une vingtaine de blessés, et "il y a surtout un grand traumatisme", a détaillé le ministre des Transports Philippe Tabarot lors d'un point-presse sur place.

"Tests négatifs"

A ce stade, "nous n'avons pas (...) le recul nécessaire et les témoignages suffisants pour expliquer la cause de cet accident", a-t-il ajouté.

Le chauffeur, qui a dû être désincarcéré, a fait l'objet de tests salivaires et "il semblerait que les premiers résultats soient négatifs", a-t-il précisé.

Selon le ministre, le véhicule était "en très bon état" et le chauffeur, "jeune" et "nouveau" dans cette entreprise de transport contrôlée 106 fois depuis 2024, avait déjà été testé négatif lors d'un contrôle inopiné mi-octobre.

Jean-François Débat, maire et président de l'agglomération de Bourg-en-Bresse, parle lui d'une route "bien entretenue" avec "un dévers, un léger virage sur la droite".

Les médias ont été tenus à distance du site de l'accident. L'hebdomadaire régional La Voix de l'Ain a publié une photo montrant le car dans un fossé visiblement de l'autre côté de son axe de circulation, et l'avant encastré dans des arbres.

"Sous le choc"

Le ministre français des Transports Philippe Tabarot (c) s'adresse à la presse sur les lieux d'un accident impliquant un autocar de ligne qui a fait plusieurs victimes à Lent, près de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain, le 6 novembre 2026 ( AFP / Jeff PACHOUD )

Le ministre français des Transports Philippe Tabarot (c) s'adresse à la presse sur les lieux d'un accident impliquant un autocar de ligne qui a fait plusieurs victimes à Lent, près de Bourg-en-Bresse, dans l'Ain, le 6 novembre 2026 ( AFP / Jeff PACHOUD )

Une association, l'Avema-France victimes 01, a été notamment dépêchée pour soutenir les victimes et leurs proches et fait état de "personnes sous le choc, sidérées" par le drame et prises en charge dans la salle des fêtes de la commune où une cellule psychologique est en place.

"On vit ça comme un échec, mais on ne renoncera pas à essayer de rendre encore plus sûr le transport par car ou par bus dans notre pays", a conclu le ministre des Transports.

Au total, une centaine de pompiers, une cinquantaine de gendarmes ont été déployés sur place, des drones et quatre hélicoptères ont été mobilisés sur ce drame.

Les accidents de transport public sont relativement rares.

En décembre 2017, une collision entre un car scolaire et un train avait tué six collégiens et fait 17 blessés à Millas dans les Pyrénées-Orientales, provoquant une immense émotion. La conductrice du car a été condamnée en appel en 2025 à cinq ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique.

Plus récemment, en janvier 2025, une lycéenne avait été tuée et 20 élèves blessés quand un car scolaire, dont le conducteur avait consommé des stupéfiants, s'était couché sur une voie près de Châteaudun (Eure-et-Loir).

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